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LA VIE A OSAKA
ICHIKAWA Jun, 1999, 119 minutes.

Les parents de Wakana, jeune fille de 14 ans, forment un duo d’humoristes. Elle vit dans les quartiers populaires d’Osaka en compagnie de sa mère, une femme très courageuse, de son père, pauvre type qui ne mérite pas sa femme, et de son petit frère, qui va à l’école primaire. Wakana adore son père, même s’ils ont quelques fois des échanges un peu vifs:
Le père : « Pitchoun, tu crois que je suis la lie du genre humain? »
Wakana : « Bien sûr, peuchère, la lie, c’est ce truc dégoûtant qui reste au fond, même quand on essaie de le faire partir avec du saké ! »
Sa mère, ayant appris que son père avait fait un enfant à une autre femme, demande le divorce. Les parents de Wakana continuent néanmoins leur duo d’humoristes. Divorcés, ils commencent alors à avoir du succès. On ne sait pas quoi penser de ces deux-là. « Vraiment, une petite fille comme moi ne comprend rien aux histoires de grands», se dit Wakana, qui se pose des questions sur la vie en général.
Lorsque son père disparaît, Wakana part à sa recherche dans les bas-fonds d’Osaka. La vie des gens pauvres mais joyeux est alors décrite de façon très vivante. C’est la vie à Osaka, celle où les bus de touristes ne vont jamais.



MON GRANDPA
HIGASHI Yôichi, 2003, 113 minutes.

Si un jour votre grand-père, emprisonné depuis 13 ans pour avoir tué deux yakuzas, sortait de prison pour venir vivre chez vous, que feriez-vous ?
Il serait là, à votre porte, habillé comme s’il sortait d’un film de yakuzas, avec pour tout bagage son baluchon à la main…Vous seriez bien embêté. L’héroïne, Tamako, une collégienne de 14 ans, est elle aussi très surprise. Cependant son grand-père, Genzô, a vraiment belle allure. On ne trouve plus d’hommes japonais comme lui, à qui le kimono aille si bien. Il porte tout aussi bien les vêtements occidentaux, et va même jusqu’à chanter en anglais lors de réceptions de fin d’année dans de grands hôtels. Il est également très doué pour la bagarre, transformant un voyou collégien en bon garçon. Les gens du quartier le respectent, car ils se souviennent qu’il a osé combattre les yakuzas qui sévissaient en ville. En revanche, tous se demandent d’où peut bien venir cet argent qu’il dépense sans compter…
Dans une partie de la ville, les yakuzas rackettent encore les commerçants. Genzô, à nouveau, va leur livrer bataille. Tamako se retrouve mêlée à tout ce rififi. Que va-t-il se passer? Vous le saurez en regardant ce film!



PREMIER AMOUR
SHINOHARA Tetsuo, 1999, 115 minutes.

Jeunes filles qui vous disputez constamment avec votre père, regardez ce film!
Satoka, 17 ans, est fille unique. Elle adore sa mère, mais s’entend mal avec son père, à qui elle s’oppose constamment. « Maman, tu as dû rencontrer pleins de types bien quand tu étais jeune, pourquoi a-t-il fallu que tu épouses celui-là ! » dit-elle en parlant de son père.
Un jour, sa mère est hospitalisée. Durant son absence, Satoka découvre des lettres d’amour écrites par sa mère 24 ans plus tôt, mais qu’elle n’a jamais envoyées. « J’aimerais te revoir à nouveau, sous ce cerisier ». Ces mots sont restés gravés dans le cœur de la mère. Satoka retrouve M. Fujiki, le premier amour de sa mère, dans le but de les rassembler à nouveau. Mais Fujiki, est devenu un homme d’âge moyen, terne et crasseux. Impossible qu’il se présente ainsi devant sa mère. Satoka entreprend donc l’opération « relooking » de ce quarantenaire…
Ce film, qui se déroule dans une famille japonaise typique de classe moyenne, résidant en banlieue de Tokyo, montre des parents portant un grand amour à leur fille, qui ne s’en rend pas compte.
« A l’amour des parents, l’amour des enfants n’est point équivalent » (proverbe français).



TIENS, C’EST LE PRINTEMPS !
SÔMAI Shinji, 1998, 100 minutes.

Hiroshi, sur les dires de sa mère, a toujours pensé que son père était décédé de mort brutale quand il était enfant. Devenu homme d’affaires, il a épousé une fille de bonne famille qui apporte dans ses bagages non seulement une luxueuse maison, mais aussi sa mère… C’est donc dans cette maison, entre épouse et belle-mère qu’il coule des jours heureux. Mais un jour, son père, qu’il pensait mort, réapparaît sous les traits crasseux d’un clochard qui finit par venir vivre chez eux… Au début, le vieil homme est plutôt bien accueilli par toute la famille, grâce à ses dons pour le jardinage et le bricolage. Mais bientôt, il se révèle sous un jour bien plus trivial, apprenant au plus jeune fils de Hiroshi à jouer aux dés pour de l’argent, tuant et mangeant la poulette domestique adorée d’Hiroshi, reluquant en cachette la belle-mère d’ Hiroshi nue dans son bain… Mais, se demande Hiroshi avec désespoir, que faire de ce terrible vieillard?
SOMAI Shinji est un réalisateur célèbre pour son style particulier, dit « plan séquence », qui consiste à tourner une scène sans coupure, avec une seule caméra. Dans ce film, il a saisi la vie quotidienne d’une famille en n’utilisant justement qu’une seule caméra. On peut voir ce film comme un fidèle enregistrement de la vie quotidienne, représentée sans artifices, d’une famille japonaise typique.



 


© Espace HATTORI, Centre Culturel Franco-Japonais - 2008